Hypnose

L’hypnose c’est un état élargie de conscience où la conscient et l’inconscient rentrent en résonance, où toute ouverture est possible.

Les termes « hypnologie » et « hypnotique » apparaissent dans le Dictionnaire de l’Académie Française en 1814 et les termes « hypnotisme » et « hypnose » sont proposés par Étienne Félix d’Henin de Cuvillers dès 1820. On attribue souvent l’invention du terme hypnose au médecin écossais James Braid en 1843. En référence au médecin allemand Mesmer, on utilise parfois le terme mesmériser pour signifier hypnotiser.

L’HISTOIRE

L’histoire de l’hypnose dépasse de beaucoup celle de la psychothérapie. Cette vieille pratique a toujours négocié avec les frontières : sciences, occultisme, spectacle, thérapie, etc. si bien que son utilisation dans un cadre thérapeutique a toujours été source de controverses, sans doute parce que la thérapeutique elle-même est prise dans ce même jeu des frontières : entre thérapeutiques officielles “scientifiques”, thérapeutiques traditionnelles, thérapeutiques spirituelles, etc. Une des controverses passionnantes qui ont traversé les pratiques hypnotiques est rapportée par Bertrand Méheust dans son travail sur le courant du magnétisme animal (Mesmer, Puységur, …). Pour résumer, ont émergé deux grands courants de pensée chez les praticiens de la transe : les partisans du magnétisme animal, pour qui la transe est une amplification du champ de conscience du Moi ; les partisans du courant hypnotique pour qui l’hypnose est une restriction du champ de conscience et l’accès aux automatismes inconscients. Il semble en tous cas que les sujets en transe ont su répondre avec habileté aux expériences des uns et des autres en donnant raison… aux deux !

AUJOURD’HUI

L’hypnose est aujourd’hui un des outils du psychothérapeute. Les indications sont très larges et concernent en fait une très large gamme des problématiques humaines, psychologiqueset somatiques : angoisses, troubles névrotiques, arrêt du tabac, amincissement, stress, énurésie, insomnie, phobies, allergies, traumatismes, deuils, tocs (troubles obsessionnels compulsifs), timidité etc. mais aussi, anesthésie hypnotique, préparation mentale (chirurgie, sport, examen), résolution de conflit, apprentissages, développement personnel…

HYPNOSE ET DOULEUR

La douleur est définie par l’Association Internationale pour l’Etude de la Douleur (IASP) comme «une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel, ou décrite en termes d’un tel dommage ».

Il faut distinguer la douleur aiguë, symptôme d’une lésion, de la douleur chronique, qui est une maladie à part entière.

On parle de douleur chronique après un délai d’évolution de 3 à 6 mois.

A partir du site d’une lésion, naît un message nerveux (dit nociceptif, du latin « nocere : nuire ») qui est véhiculé le long des nerfs périphériques jusqu’au cerveau où il devient réellement douleur. Il est modulé tout au long de son cheminement par différents systèmes qui peuvent en augmenter ou en diminuer l’intensité.

Voyons plus en détail ce qui se passe.
Un traumatisme localisé, comme par exemple une brûlure à la main, provoque l’excitation de récepteurs particuliers. Ces terminaisons nerveuses susceptibles de signaler la douleur se trouvent dans tous les tissus : la peau, mais aussi les viscères et les muscles.

Le message est alors transmis par des fibres nerveuses jusqu’à la moelle épinière. Il existe plusieurs systèmes de transmission périphérique. Des fibres de différents diamètres sont capables de transmettre plusieurs types de messages à des vitesses différentes

De la moelle épinière, le message arrive ensuite au cerveau où il devient réellement douleur, c’est-à-dire une sensation localisée dans le corps et désagréable.

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